FAQFAQ  RechercherRechercher  CalendrierCalendrier  AccueilAccueil  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez|

Ça sent le sapin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageAuteur
MessageSujet: Ça sent le sapin Dim 23 Oct - 1:40

>> Nom : Tanaka

>> Prénom : Faye

>> Âge : 27 ans

>> Taille : 1m57

>> Sexe : 100% Femme 100% chiante

>> Nom ]: Japonaise

>>Groupe : Adulte (anciennement SRT)

>> Physique :

Véritable phénomène, Faye est un animal sauvage incarnée dans un corps de femme tourmentée. Stéréotype de la femme facile, elle vient à peine de sortir d'une grossesse de jumeaux et les nouvelles formes de son corps qui se sont rajoutées aux autres sont une gêne pour son épanouissement personnelle. Elle hait son physique pour l'image qu'il reflète sur le visage des autres. N'appréciant pas d'être vue comme une friandise ou comme un sujet de moquerie. Faye a un physique travaillé qu'elle entretient par de nombreuses méthodes plus ou moins douloureuses en fonction des parties du corps à traiter. Autrefois obèse, elle n'a jamais oublié cette partie de sa vie et fait toujours en sorte de ne plus retourner à de telles extrêmes. De plus avec son ancien métier, elle n'avait pas le droit de se laisser aller et elle a toujours gardé cette habitude. Cependant, ce physique aux allures chétif est un piège, car d'une nature puissante, son agilité l'est tout autant. Lors des altercations, elle surprend très facilement ses adversaires qui ne se rendent pas compte de la force qu'elle peut avoir. Brutale, elle n'est pas du genre à attaquer comme une fille, elle ne griffe pas pour se défendre et préfère le son des os qui se brisent. La demoiselle est capable de se mouvoir dans des endroits les plus improbables ou de se mettre dans des positions à rendre vert un chiropracteur.

Habituée aux courbatures, aux hématomes ainsi qu'à des blessures de parts ses nouveaux loisirs et son caractère sulfureux. Sa peau est recouverte à certains endroits de fines cicatrices ressemblant à des griffures contrastants avec sa peau un hâlée. Son allure fait penser à celui d'une tigresse prête à bondir sur sa proie. Insensible à toutes beautés,la nippone ne sait jamais occupée de ses cheveux, les portant court, cette coupe lui donne un air encore plus prédatrice avec tous ses cheveux noirs aux reflets bleus. Faye est une personne bien froide, son regard est dur, sans aucune émotion et malgré ça, elle reste un livre ouvert. Toutes ses émotions peuvent se lire sur son visage au moment où elle les ressent. On peut donc en conclure que la femme est un mystère autant pour elle-même, que pour ceux qui la côtoie tout les jours. Personne ne sait sur quel pied danser avec elle et ses yeux uniques peuvent vous glacer le sang pour ensuite vous réchauffer le cœur. Ils sont d'une couleur particulière, entre le bleu-foncé et le gris, l'une des couleurs prend possession de l'autre en fonction de ses sentiments. Vous l'aurez compris, c'est une simple adulte bien trop complexée par le fait d'approcher chaque jour de sa fin.

>> Mentale :

L'animal sauvage est un être libre, soumis à aucune règles, aucun droit et se laissant difficilement approcher. Se sentant à l'écart du monde de par sa nature indomptable et spontanée, son côté solitaire est ce qui ressort le plus de son 'Aura'. N'appréciant que très peu la compagnie des gens, elle ne la conçoit qu'en de très rares occasions, tels qu'au moment de s'abriter, de se cacher ou d'envahir un bâtiment remplis de zombies. Se suffisant à elle-même depuis toujours, elle ne peut pas penser ou même imaginer pouvoir dépendre d'une personne. L'âme de Faye a toujours été plus celui d'une diablesse que d'un ange,dès son plus jeune âge, elle a compris que l'on ne s'élève pas dans ce monde en léchant les fesses d'un chérubin, mais en empoignant le taureau par les cornes. Très têtue, elle fera ce qu'il lui pense possible même si au plus profond d'elle-même, elle sait que c'est impossible. Impulsive et très superstitieuse, elle n'est pas forcément comprise par la plupart des gens et ceux-là même la voit comme une asociale, n'offrant son aide que lorsque celui-ci est réclamé ou semble indispensable. Toutefois, son assistance peut devenir très vite une calamité, car étant un être passionnée et exigeante, elle n'aime pas faire des promesses en l'air, même quand elle part perdante dès le début. C'est ainsi que Faye utilise très souvent des méthodes peu catholiques ou abracadabrantes pour arriver à ses fins, avec comme résultat la plupart du temps : une fin embarrassante pour cette jeune femme.

D’ailleurs comme la quasi totalité de la gente féminine, c'est une personne très curieuse, elle aime savoir, par exemple elle aime savoir jusqu'où vont les limites des gens de chaque humain qui croise sa route. Cependant comparé aux autres femmes,, elle n'est pas bavarde et un secret appris n'est pas forcément un secret répété. De plus, Faye n'apprécie pas les ragots et encore moins lorsque ceux-ci sont la copie parfaite de ses erreurs. Elle n'admet pas ses torts et elle a tendance à toujours proclamer qu'elle a raison. Aussi belle que têtue, elle ne démord pas de ses idées même si on lui prouve qu'elle est dans l'erreur. Ce n'est qu'une fois seule qu'elle reconnaît ses torts et elle essaie aussitôt d'apprendre ses fautes pour ne plus jamais les commettre. C'est une personne passionnée qui ne fait jamais les choses à moitiés. De ce fait, ses sentiments sont authentiques tout autant que son investissement dans tout ce qu'elle entreprend. La jeune femme n'est pas du genre a abandonné. Volontiers rancunière, elle n'oublie jamais une méchanceté gratuite. C'est une jeune femme brillante, dotée d'une grande intelligence, dont beaucoup de psychologues rapporte que cette intellect serait la cause de ce mauvais caractère.

>> Histoire :

Assise sur l'échafaudage d'un bâtiment quelconque, Faye avait le regard perdu vers l'horizon. Voyant plus loin que ces maisons abandonnées, au-delà de l'hôpital saisi par les Yakuzas, les pupilles azur parcouraient la ville à travers l'espace temps de part ses souvenirs d'une vie autrefois tranquille. À l'aube de sa mort, elle ressentait le besoin de faire le point sur la façon dont elle avait mené son existence. Japonaise au sang métissé, elle avait grandi dans un des quartier populaire de Setagaya, des parents peu présents à cause de leur quincaillerie, c'était la grand-mère paternelle qui avait servi de nounou. Enfant turbulente, Faye avait fait les quatre-cent coups en compagnie de Wen, son frère jumeau. Quels garnements ils avaient été, poussant la vieille Tanaka a piqué des crises de colère. Tout cela était si amusant à l'époque. Un sourire éclaira quelques secondes les lèvres de la femme avant qu'elle ne baisse la tête pour apercevoir ses pieds se balancer dans le vide. Tout comme le jour de sa rentrée des classes en primaire. Cachée à la vue de tous sur le toit de son école, elle était aidée de son frère afin de nettoyer ses cheveux noirs du lait chocolaté que les autres enfants lui avaient balancés. Le coeur poignardé à jamais pare cet unique phrase : « Bouffe Bouboule ! ». Du haut de la plate-forme et de ses 27 ans, Faye adulte venait de prendre conscience que sa rancoeur pour le genre humain était né ce jour-là. À l'instant précis où le premier berlingot brun s'était écrasé sur son front. Depuis, elle s'était promise de ne plus jamais se laisser faire, qu'aucune moquerie ne pourrait la blesser à l'avenir. C'est avec orgueil qu'elle pouvait avouer que c'était le seul but de sa vie qu'elle avait atteint avec brio. Toutefois, il lui avait fallu beaucoup de temps pour qu'une carapace digne de ce nom s'installe entre elle et cette pourriture de mon extérieur.Pendant cette période, sa vie était devenue un enfer quotidien. Rien que de se remémorer tous ces mauvais souvenir, il y avait de quoi enrager et l'adulte n'eut comme réaction que de pousser un grognement félin avant de cracher au loin.

* Qu'ils aillent tous au diable!* pensa-t-elle avec amertume en espérant que tous ces enfoirés qui avaient peuplé sa jeunesse d'insulte étaient morts et si possible dans d'atroces souffrance. Pour une fois en une année et six mois, l'invasion des morts-vivants paraissait être un acte judicieux des esprits, afin de venger les plus faibles comme cette ancienne SRT. Néanmoins, en prenant du recul sur son passé, Faye devait avouer que c'était grâce aux saloperies diverses qu'elle avait subies étant plus jeune qu'elle avait eu la force et le courage de devenir cette femme au physique élancée. Le déclic sur son physique se fit au stade ou les autres filles jouent les futurs dames dans le seul et unique but de se trouver un prétendant à leurs culs. L'unique enfant au sexe féminin des Tanaka avaient enfin compris que seul le nombre impressionnant de ses bourrelets retenaient l''attention des passants. Tandis qu'aujourd'hui, même entièrement nue, il était impensable d'imaginer Faye dans un tel état de délabrement physique qu'elle avait connu durant son enfance. Maintenant que sa taille était fine son passé avait le goût d'un cauchemar avarié.Un calvaire qui ne semblaient pas avoir de fin. À l'âge de 10 ans, n'ayant pas d'amis, des parents peu présents et un frère monopolisant l'attention de tous, il était logique que la jeune fille se renferme sur elle-même. La nourriture déjà très présente dans sa vie était devenue ses meilleures amies et son nouveau monde imaginaire n'était autre que Boulimieland. Toutes les fois où Faye se rappelait la quantité infernal d'aliments qu'elle pouvait ingurgiter à cet âge, son estomac adulte se retournait de dégoût. Haut perché, rien n'avait changé, des nausées lui secouaient les entrailles. Se revoir entourée de sac entier de friandises la main encore pleins de gâteau aux chocolats Il y avait de quoi poser sa tête sur la rambarde pour ensuite pousser un très long soupir de mécontentement. Seulement, il fit rapidement place à un autre sourire, celui-ci était plus discret que le premier et il n'était destiné qu'à une personne exceptionnelle : Matsumoto Kaori.

Son premier et incroyable coup de foudre, tombé du ciel à ses 15 ans le jour de la rentrée scolaire. Comment aurait-elle pu faire autrement que de fondre sous le charme de cette envoutante lycéenne aux longs cheveux blonds dont les yeux était d'un marron intense qui pouvait voir à travers votre âme. Quant à ses courbes enchanteresses mises en valeurs par l'uniforme scolaire. Faye avait encore du mal à ne pas les imaginer sans sentir une petite impression de frisson entre ses jambes.Succomber aux appels de son coeur plutôt qu'aux cris de son estomac, avec ce choix difficile, l'existence de la nippone avait pris un nouveau chemin : celui de la délinquance.D'ailleurs les années de scolarité qui avaient suivi devinrent les meilleures souvenirs de la jeune femme dont les yeux pétillaient à chaque fois qu'elle se revoyait entouré de ses amies. Pourtant, ce fut aussi les deux ans les plus difficiles qu'elle ait connus jusqu'à l'invasion des zombies. Encouragée par son gang, elle se lança dans un régime des plus drastiques et dans des heures intenses de sports. Son look vestimentaire se modifia pour passer de n'importe quoi à une furio typique. En plus du soucis physique, elle devait s'occuper de défendre leur territoire ! Heureusement les autres membres du groupe avaient de l'expérience et Faye avait appris énormément sur la façon la plus judicieuse de se défendre.«Il n'y a pas de nobles combats. Il n'y a que la victoire ! » était le mot d'ordre de son clan. Un précepte qui leur apporta de nombreux triomphes.Malgré leurs look avec leurs vêtements amples, leurs crêtes beaucoup de clans rivaux (principalement masculin) ne prenaient pas ces petites nanas aux sérieux. Bien qu'encore un peu ronde, la jeune fille était devenue une adolescente agréable à regarder. C'est en jouant de ses charmes et surtout de ses poings qu'elles prirent le pouvoir sur plusieurs quartiers. Ce fut particulièrement le cas avec le gang Maromi de l'école privée pour garçons Yashamaru. Ces dizaines de gamins avaient emmenés les yankee girls sur un terrain vague dans l'espoir vain de réchauffer quelques cuisses dont celle de la Tanaka. Seulement, à peine son partenaire avait-il osé effleuré sa nuque que la jeune fille lui avait explosé le nez et une rotule. L'agressivité et la cruauté faisait partie du quotidiens de ces adolescentes. Débordant à raz bord de colère, Faye adorait se défouler à coup de savates sur ses adversaires et c'était un de ses points forts que le gang aimait exploiter.

Levant un bras pour regarder sa peau au soleil, elle pouvait apercevoir des fines cicatrices éclaircir par endroit son teint hâlé. Vestiges désuets de ses nombreux combats victorieux ou non et de ses longs moments passé à l'hôpital. L'esprit nostalgique elle se retourna dans le piètre résumé de sa vie, fronçant les sourcils en retrouvant la raison qui l'avait amené à quitter son gang. Cela s'était passé la veille d'Halloween, à quelques jours de ses 17 ans, pour fêter ses quarante-trois kilos affichés sur le pèse-personne. Faye s'était offerte la robe noire de Lei Fang et en rentrant de la boutique, elle avait découvert son jumeau prenant une Kaori des plus consentante sur la table du salon. Jamais la jeune femme ne pourra oublier le bruit du sac en papier tombant sur le carrelage ni le poids de la télévision qu'elle jeta sur le couple, avant de prendre la fuite vers sa chambre. Au moins cloitrer dans cette pièce, elle ne risquait pas d'étriper ses deux salopards. Toutefois, il n'avait pas fallu longtemps avant que ce couple diabolique s'empresse de la retrouver.Les doigts crispés sur le bois crasseux de son siège de fortune, la jeune maman ferma les yeux pour que les ténèbres l'engloutissent complètement afin qu'il ne reste rien, pas de souvenirs, uniquement le néant. Or au lieu de la calmer, elle s'enferma dans son passé. Elle pouvait revoir la porte de sa chambre volée contre le mur, laissant la place à un Wen au front dégoulinant de sang. C'était un garçon fort, pas assez comparée à sa jumelle, car quand il la souleva par le col de son pull, il n'eut pas le réflexe d'échapper au radio-réveil qui se brisa directement sur sa plaie. Faire souffrir son frère n'avait rien de plaisant, surtout qu'en fin de compte, il n'y était pour rien si en tant que jumeaux, ils avaient des goûts similaires. Non, la véritable cible de sa rage n'était autre que Kaori. Cette garce avait fuis pour rejoindre le gang. Ne reculant devant aucun obstacle, Faye avait pris la décisions de retrouver ses camarades afin de quémander une vengeance pour l'outrage qu'elle venait de subir.

« Tu plaisantes ? Petite Pute ! Je t'ai connu t'avais le cul aussi gros que l'horloge du métro et tu voudrais croire que j'allais sortir avec toi ? Je ne lèche pas le gazon surtout un comme le tien ! Grosse Truie, si je t'ai laissé m'approcher c'est parce que ton frère était intouchable autrement ! »

« Kisama... » murmura Faye entre ses dents. Pourquoi fallait-il qu'elle retienne ce genre de connerie ? Même après dix longues années, les paroles de cette pétasse la mettaient encore hors-d'elle. Seulement, il y avait prescription vue le temps passé et d'autres choses plus importantes encore avait découlé de cette altercation. Étant donné que combat il y eut ! Seule face à une trentaine de filles en colères et armées, l'adolescente se réveilla à l'hôpital quatre jours plus tard avec pour toujours la marque des dents de Kaori sur son épaule droite. Devenue la jeune femme froide et désagréable d'aujourd'hui, la gamine de 17 ans fut accueillie par un vent glacial lorsqu'elle remit les pieds chez elle. Punie pour avoir mutilé son jumeau, ses seules distractions étaient d'aller à l'école et les corvées ménagères. En outre, elle dût subir l'éloignement définitif de son frère, devenant pour lui une simple soeur sans lien particulier et elle eut beaucoup de mal à accepter d'être ainsi reniée de la sorte. C'est pourquoi, au bout d'un seul mois dans cet enfer, elle décida de tous plaquer. Sa seule nuit en tant que SDF, Faye la passa dans les rues de Shibuya, a tenté de combattre le froid. Le reste, elle ne s'en souvient pas et se conforte dans l'idée que ça ne devait pas être si marquant de ne plus avoir de chez soi où dormir au chaud, surtout pour une seule nuit. Ne sachant pas quoi faire et où aller, elle laissa ses pas la guider. La jeune femme se retrouva devant la porte de l'appartement de son ancien chef de gang.

Comment penser à la manière dont elle se présenta à son ex-supérieure sans se mettre à rire alors qu'elle avait quitté le gang d'une manière assez brutale ? C'est juste qu'à cet instant, jamais l'adolescente ne s'était dit que son comportement était un peu culotté. Accueillie par une femme magnifique, la Tanaka quémandant un logement avec autant de simplicité qu'un enfant qui va demander quelques câlins à sa mère. Jamais elle n'eut la décence d'esprit de se dire que le chef des furios allait la repousser et Faye avait eu totalement raison, car en moins d'une heure elle avait négocié sa collocation. Il suffisait seulement qu'elle trouve un emploi. Les petits boulots les plus merdiques n'eurent plus de secrets pour elle et les licenciements non plus ! En moins d'une année et demi, plus d'une quinzaine d'établissement l'avaient jetée dehors à cause de sa grande gueule et de son caractère de merde !

« Tiens, une demande d'inscription à un concours ! Tu le passes afin que mes filles et moi, on soit tranquilles ! »


Face à de tels arguments, personne n'aurait eu la bêtise d'accepter. Il a donc fallu que la matrone de la maison apporte des suggestions plus percutantes et remerciant tous les esprits, Faye avait découvert qu'elle avait de très bonnes idées ! Le rouge aux joues, la jeune femme fixait l'horizon où chaque nuage représentait le corps parfait de son ex-colocataire. Sa première expérience avec quelqu'un et elle en avait toujours gardé un très bon souvenir. Comme toutes les autres fois, la responsable du gang était une partenaire particulièrement douée ! Perdue dans ses pensées les plus intimes, la Tanaka rêvassait à un corps que plus jamais elle ne pourrait apprécier. Toutefois, ça ne la rendait pas triste, à peine un peu nostalgique de sa jeunesse et de son insouciance. Quant à son ancienne coloc', ce n'était pas son problème de savoir si elle était encore vivante ou non. Depuis le début, elles avaient mis les règles strictes sur leurs relations : charnels !C'est tout ! Et pour profiter pleinement de ces soirées entre filles, Faye accepta de passer le concours de police. Par esprit de compétition, elle s'entraîna de long mois afin de parfaire son physique. Sauf qu'après l'examen, elle pensait être recalée. Du coup, ce fût une surprise totale lorsqu'elle apprît qu'elle faisait partie des quatre meilleures recrues. Malheureusement rien n'était beau et rose dans la petite histoire de Tanaka Faye. Après avoir essuyé les insultes sur son poids durant son enfance, elle dut endurer la discrimination sexuelle à son nouvel emploi.Dans une condition physique moins bonne que la plupart de ses collègues, elle était chaque jour embêter par diverses taquineries et comme toujours, elle y répondait avec ses poings. Devenant très rapidement le méchant petit canard de son commissariat. Durant ces deux années de durs et loyaux services elle n'eut jamais un coéquipier capable de rester en sa compagnie plus d'un seul mois. De toute façon, Faye ne mettait pas du sien pour se faire aimer ou simplement s'intégrer. Il fallait qu'elle soit un minimum au calme et autonome pour obtenir de bons résultats.

Sauf que ça c'était avant sa rencontre avec Tamao. Se sentant aller vers une étape douloureuse de son existence, Faye préféra continuer sur le fil de ses pensées, là où il n'était pas encore une SRT.

Officiellement agent de police sévère, bagarreuse et prête à aider son prochain à coup de matraque. Officieusement, elle était une ancienne yankee qui fournissait moult renseignement à sa colocataire pour que 'son groupe' n'ait pas de soucis avec les force de l'ordre. Seulement, n'étant pas aimée de ses collègues à cause de ses résultats et de son tempérament. Un petit fouille merde tenta de dévoiler son secret au grand jour. Un sourire mesquin déformant son visage pendant qu'elle faisait craquer chacun de ses doigts, Faye se rappelait par quel moyen elle avait fait taire toutes les suppositions à son égard : offrant quelques lycéennes d'un gang (rivales) à son patron. C'était peu, mais ce petit poids était assez gros pour faire pencher la balance en sa faveur. En plus, deux mois plus tard le policier qui avait voulu la cafarder s'était fait accidentellement renversé par semble-t-il une peuplade de moto. Cependant, cette leçon avait appris à la nippone à devenir plus discrète ou plutôt à frapper fort d'un côté pour attirer l'attention pendant qu'en face, elle faisait ses petites affaires. C'est ainsi qu'elle fit appliqué l'ordre à sa manière : comme un animal sauvage. Et sans prévenir, arriva le jour où convoquée par son supérieur, la jeune femme se retrouva dans une pièce minuscule face à trois personnes assis confortablement sur leurs sièges en cuir pendant qu'elle se faisait chier debout. À peine arrivée et ils se lancèrent dans un speech sur l'honneur, les valeurs et le droit du citoyen. C'est à peine si Faye en avait suivi la moitié, trop occupée à garder les yeux ouverts, car la veille au soir sa colocataire avait voulu fêter l'achat d'une nouvelle douche. Tout ce dont elle se rappelait alors qu'elle était assise sur l'échafaudage, le visage rafraîchit par une brise c'était que dans cette petite salle, les personnes fit mention d'un groupe d'élite de la police. N'étant pas idiote, elle n'avait pas pris la peine de patienter jusqu'à la fin de la réunion. Préférant remercier les personnes présentes de leurs attentions, elle était partie sans demander son reste. Le motif qui l'avait poussé à refuser était quant tant qu'élite, les SRT devaient être peu et qui disait peu, disait promiscuité. Pas facile dans ces conditions d'avoir du calme et d'éviter tout contact sociaux.

La preuve qu'elle ne s'était pas trompée était sa présence sur cette plate-forme. Si elle était restée gentiment à son petit commissariat de quartier à faire ses rondes, jamais elle n'aurait dû se mettre une gifle pour s'être égarée sur le chemin de sa vie. En dépit de cette suite directe des événements n'avaient rien de ragoûtant, la japonaise continua le fil de son récit raconté à elle-même.

Le train-train quotidien avait gardé sa place, lui faisant oublié les lettres SRT jusqu'au jour où voulant rendre son rapport auprès de son chef, celui-ci avait préparé un bouquet de rose et une déclaration d'amour en son honneur. Un souvenir honteux et qui sur le coup avait réussi à mettre Faye dans un état de fureur noire. Ne pouvant malheureusement pas frapper un supérieur et ne désirant pas quitter son boulot, elle décida de remplir d'une seule phrase « Toujours ok pour mon admission ? » un formulaire de motivation pour entrer chez les SRT. Coup de bol ou besoin de chair à canon ? La jeune fille n'en sait toujours rien et elle n'a jamais cherché à connaître la véritable raison de son recrutement. Le résultat suffisait amplement à la satisfaire. Tout comme pour ces autres jobs, le plus difficile étaient d'être supportés par ses collègues. Sauf que chez l'élite, il y avait beaucoup plus de cas sociaux que partout ailleurs.Ce qui avait pour conséquence que la plupart du temps, la Tanaka passait totalement inaperçue. Hormis en mission, insubordination, trop obtus et impétueuse, elle était un calvaire pour presque toutes les forces spéciales. Seul un membre arrivait à sortir du lot en acceptant le caractère cette femme brutale et il avait cette capacité unique, car il était tout son contraire. Calme, sensible, un sens trop développé de l'humour, mais surtout une très grande patience. Plus tard, elle avait appris qu'il n'avait pas eu une vie très heureuse et que le comportement qu'elle avait à son égard lui rappelait celui de sa petite soeur.

Excepté que tout évolue, le simple monologue de Kakashi devint un rite très vite quotidien, à force Faye avait arrêté de l'envoyer bouler. Il n'était pas d'une désagréable compagnie et puis, à ses côtés pendant leurs missions, elle n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit, ils étaient comme complémentaires. Du moins, pendant leurs heures de travail, car le reste du temps, la jeune femme appréciait moyennement que cet homme puisse savoir si aisément ce qu'il lui passait dans sa petite tête de peste. Leur entente exceptionnelle s'était rapidement faite remarquer et au bout d'une année, ils avaient fini par ne plus se quitter, devenant officiellement un duo efficace. Toutefois, ils avaient prévenu leurs supérieurs qu'ils n'acceptaient que très moyen que d'autres personnes se greffent à eux. En réalité, c'était seulement Faye qui avait mis cette condition et beaucoup avait pris cela pour de l'attirance envers son collègue, alors qu'elle ne ressentait rien pour lui, sauf un très grand respect.

Cependant, le monde évolue constamment, les gens viennent à changer et les sentiments qu'elle éprouvait pour cet imbécile n'étaient plus pareils. Son cœur avait juste des difficultés à lui faire comprendre exactement ce que chaque battement voulait signifier. En attendant, elle se retrouvait penaude, seule à se demander s'il était bon de continuer à repenser à toutes ces conneries. Son passé, ce tas de merde ne valait peut-être pas la peine qu'on le remue avec autant d'obstination ? Et pourquoi pas ? C'était sa vie et à force de la revoir, elle se rendait compte qu'elle n'avait été qu'un second rôle dans son propre film jusqu'à cette date fatidique : le 13 novembre.

Un jour à peine après son anniversaire ! Quel cadeau !

Les souvenirs étaient si frais qu'elle arrivait encore à sentir l'odeur de la peur et de l'appréhension qui planait sur le camp de SRT. Très vite dépêché pour aider les civils à faire face cette invasion, l'élite avait investi plusieurs lieux dans l'espoir d'y trouver des survivants. En compagnie de son éternel compagnon, Faye s'était sentie immergée par un film de Roméro et ne plus être un spectateur fut le rôle le plus difficile à jouer. En dépit de sa carapace, flinguer des mômes n'avaient rien de plaisants, trop petits, plus rapide que les adultes et surtout, cela rappelait à son collègue qu'il risquait de ne plus être père. Déjà veuf, il n'avait plus qu'une fillette coincée quelque part à la campagne avec la mère de son ex-femme. Non pas que la Tanaka se préoccupait du sort d'inconnus, mais elle ne tolérait pas quand Tamao était inquiété, car cela se jouait sur son efficacité. À moins qu'elle n'était jalouse de savoir qu'il avait une enfant et qu'il s'en rendait malade plus que pour elle, sa propre collègue ? Assise depuis trop longtemps sur cet échafaudage dégueulasse, Faye se leva afin de s'étirer de tous son long. Le regard vitreux rivés vers le ciel, elle se remit à penser à la réaction de son collègue quand ils étaient tombés sur un car d'écolier accidenté. Cette putain d'institutrice étrangère qui avait fait tourner la tête de Kakashi. En 15 mois de coopération, c'était ce jour-là qu'il perdit la première fois patience pour porter la main sur la nipponne et il n'y avait pas été de main-morte.Caressant sa gorge avec tendresse, elle pouvait percevoir les mains puissantes de son 'ami' en train de l'étrangler. Et pourquoi ? Pour la simple raison qu'elle s'était interposé entre lui et cette inconnue, cette prof française qui ressemblait à sa défunte femme ! Qu'importe, il n'y avait plus lieu d'y penser. À cette pétasse qui l'avait abandonné avant de crever comme un chien ? En imaginant ce décès, la femme en vint à revoir tous les gens infectés qu'elle avait renvoyés en enfer en à peine quelques heures et les morts qu'elle avait provoquées par ses conneries. Autant dire que le retour au camp fut des plus réservés, l'esprit embrumé par une journée dans l'apocalypse, elle n'avait eu qu'une envie : se mettre dans un coin au calme pour tenter de trouver une solution concrète à ces événements. C'était sans compter par le destin qui n'avait pas eu envie de la lâcher ! Dans la salle de 'repos' ils avaient appris la fin de leur monde chéri, le coup était déjà dur à encaisser que la jeune femme dut subir la confession étouffée de son collègue envers elle.

« Écoute, je ... ne te méprends pas sur mes intentions. Je sais que tu es spéciale et je tiens à toi...c'est tout...Faye.... Tu ressens la même chose. Tu ne peux pas me mentir! »


Ces derniers mots avaient scellés sa destinée à tout jamais ! Elle, la petite fille obèse, l'adolescente tabassée, la colocataire amante, la femme asociale s'était toujours promise de ne plus jamais goûter aux sentiments humains ! Alors, quand ces mots lui frappa le cerveau, elle avait décidé de prouver qu'elle n'était pas le genre de personne à aimer. Elle ne devait être qu'une stryge, rien d'autre. Là encore, l'ex-SRT avait un regard neuf sur celui de sa double plus jeune. Étaient-ce les véritables raisons qui l'avaient emmenée vers la salle de bain des hommes ? Était-ce une simple rébellion ou une envie inavouée qui l'avait poussé dans les bras de ce pauvre Reinhart Yamato ? Cet homme mystérieux avait été la cible de la lubricité de sa collègue. Une débauche dont elle ne s'était jamais crue capable d'avoir à tel point qu'elle porta une main à son visage écarlate pour se cacher des oiseaux. Avec une femme tout était facile puisqu'elle en était une elle-même, tandis que pour satisfaire un homme et de la trempe de ce SRT, la jeune femme avait eu beaucoup de difficultés autant à lui faire plaisirs qu'à se laisser aller. Quand elle y repensait, elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire à la fois de nostalgie et de satisfaction, c'était l'un de ses seuls souvenirs dont elle ne regrettait que la fin. Cette scène dépravée n'avait été qu'un interlude dans la survie de ces élites, normalement, tous les deux auraient été trop préoccupé par le problème zombie pour penser à leurs ébats. Pourtant, à chaque fois que Faye croisait le sniper, l'embarras pouvait aisément se lire sur son visage et elle faisait tout pour éviter de se retrouver seule en sa compagnie. Elle n'avait pas eu envie qu'il vienne lui demander des excuses, car jamais elle n'aurait pu lui en donner. Pour la simple raison que pendant cette heure, à deux dans la baignoire, elle avait pris du plaisir.

Ce n'était qu'une fois dehors, qu'elle avait compris son erreur, elle s'était jouée de ses deux collègues comme Kaori s'était jouée d'elle. Pendant quelques semaines, elle avait fui tout le monde, n'adressant que rarement la parole à Tamao, elle trouvait toujours une excuse pour écourter les conversations tout en encaissant de le voir souffrir d'isolement. En ce qui concernait Yamato, s'était plus simple vu qu'il était aussi causant qu'elle, il suffisait d'attendre patiemment plusieurs minutes en silence. Suite à quoi, il partait sans rien dire. Faye se savait cruelle envers ces hommes et elle n'en tirait pas de gloire. Évidemment, elle agissait de cette manière pour ne pas devoir rendre des comptes. Plusieurs fois, son amant d'un soir était apparu lors de mission pour lui sauver la vie. C'est avec mépris et colère qu'elle accepta ces aides. Sans avoir la force d'aller le voir pour lui avouer qu'elle ne voulait pas qu'il se force à prendre soin d'elle ou quoi que ce soit d'autres, ils n'avaient fait que coucher ensemble. Au lieu de ça, la jeune femme se cloîtra dans sa carapace.Après un mois de silence, Kakashi avait voulu se faire pardonner d'avoir osé avouer ses sentiments au mauvais moment. Elle n'avait pas pu lui dire le moindre mot, préférant le laisser dans le néant.
La nippone se rendit compte qu'elle avait très peu de souvenirs de ces semaines, comme si son esprit avait voulu occulter des éléments intolérables. Enlevant la main de son visage revenu à sa couleur d'origine, elle plissa des yeux éblouie par les rayons du soleil. Un calme malsain pesait sur la ville et seuls les battements incessants de son coeur parvenaient à ses oreilles. Il était temps de revivre le pire dilemme de sa vie...Quelques jours après les excuses de son coéquipier, la jeune femme se mit à souffrir de nausées, de maux de tête et de fatigue. Ça n'avait rien d'étonnant qu'elle soit malade avec toute la pression que les SRT étaient en train d'endurer, le pire c'était qu'elle semblait être la seule à en souffrir. Très vite, elle n'arrivait plus à avaler quoi que ce soit sans vomir quelques minutes après et c'était dans un de ces moments inopportun que Tamao pointa le bout de son nez. Elle, la tête au-dessus de l'évier de la salle de repos, lui, collé contre la porte d'entrée afin que personne ne rentre, il l'avait observé de longues secondes. Puis il s'était mis à lui faire des remarques sur la façon qu'elle avait d'encaisser, il était fier d'elle et il savait qu'au fond, elle souffrait. Trop préoccupée de retenir son omelette à l'intérieur de sa bouche, la jeune femme haussa les épaules. C'est à ce moment que son collègue lui ouvrit les yeux avec cette simple phrase.

« T'as l'air malade depuis quelques temps. Ma femme aussi l'avait été et c'est le docteur qui nous a dit qu'elle était enceinte... »

Sous le choc, Faye n'avait pas pu se retenir plus longtemps et après avoir dégurgité, elle se laissa tomber au sol. Ce gros con de Kakashi venait de souligner un point qu'elle n'avait jamais pensé possible. Lorsqu'ils croisèrent leur regard, elle put voir une rage indéniable déformer le visage de l'homme avant qu'il ne disparaisse furieux. C'est fois-là se fut elle qui se retrouva seule dans un isolement sans nom. Pendant plus d'un mois, la jeune femme avait espéré que ce n'était que l'effet des nerfs et quand son ventre avait commencé à s'arrondir, elle en avait déduit que la suggestion de Tamao n'avait rien d'impossible. Avec l'aide du praticien présent, elle eut la confirmation de son état, mais implora que cela reste un secret encore quelques temps. Juste de quoi trouver une solution qui n'arriva jamais. À son troisième mois de grossesse, son ventre avait pris une forme significative et au vu du peu de ration qu'avait droit les SRT, des rumeurs se mit à courir. Beaucoup pensait que cette femme égoïste cachait un amas d'aliments dans un coin du bâtiment. Après tout, personne n'osait croire qu'un homme avait eu la chance de se faire cette bête enragée ou alors ce pauvre malheureux se serait fait bouffer sa virilité par la suite. C'est ainsi que Faye se retrouva convoqué auprès de ses supérieurs afin d'enlever ce voile de mystère sur sa prise de poids. Le médecin qui lui avait fait des examens fut lui aussi convoqué et le chef décida que cette nouvelle plus qu'inattendue devait être connue de tous. Ne désirant pas dévoiler le nom du père, la jeune femme garda le silence sur le géniteur. Les rumeurs se mirent aussitôt à courir sur cet homme, la pire était celle qui sous-entendait que la SRT avait participé à une petite fête où elle avait été la seule femme présente. Un ventre qui prenait de l'ampleur, une infection très dangereuse pour sa santé, Faye n'avait pas le morale à combattre ce genre de ragot. Elle laissa les autres salir son honneur sans chercher à les punir ou à leur donner tort et ce n'est que grâce à une seule personne que sa dignité lui a été rendue : Yamato.Cet homme dont elle avait volé la virginité, qu'elle avait tenté d'éviter était venu à son secours, comme toujours depuis qu'ils avaient partagé un bain. Mis à part que cette fois-là, elle n'avait rien fait pour l'en empêcher. Ça c'était passé dans la salle de repos, ce soir-là, la jeune femme était debout à préparer son thé. Elle n'avait pas fait attention aux autres SRT qui se reposaient d'une journée de chasse, ce n'était qu'à l'instant où la voix du sniper s'éleva que la futur-maman se crispa sur sa tasse. Il était parti depuis plusieurs jours en mission avec Momiji, Faye le savait, car pour l'éviter, elle devait connaître son emploi du temps par coeur. Ainsi lorsqu'il apparut dans la salle, la Tanaka s'empressa d'accommoder sa boisson chaude afin de partir au plus vite. Les discussions allaient de bons trains et l'un des hommes avait pris les devants en racontant les nouvelles fraîches aux deux nouveaux arrivants. Son mug à la main, elle se dirigea vers la porte pour voir Kakashi lui barrer le chemin. Il avait encore cet air grave qu'elle lui connaissait, elle tenta de le contourner, mais il la stoppa en prenant son bras. Au même moment, la voix de Yamato s'éleva tel le grondement d'un orage.

« C'est certainement moi le père... »
Une longue année était passée et toutefois, se rappeller de ces mots ne laissaient pas Faye de glace. La tête toujours levée vers le ciel, elle sentait une larme sur sa joue et elle ne bougea pas. Personne d'important n'était présent sur cette plate-forme donc elle avait le droit de ressentir et de penser ce qu'elle voulait. « Nous l'avons fait lors du premier jour de l'infection, on ne se l'explique pas, mais peut importe le pourquoi du comment, j'ai bien l'intention d'assumer ce qui s'est passé ce jour-là et si quelqu'un trouve quelque chose à redire, il saura où me trouver... »

La peau du bras arraché par les ongles enfoncés de Kakashi, la jeune femme avait lâché la tasse de thé qui se fissura sur le sol. Le bruit avait ramené toute l'attention sur elle et elle n'en avait que faire des autres. La tête basse, elle avait l'esprit troublé par cette déclaration. C'était beaucoup trop...toute cette histoire était une connerie. Il fallait absolument qu'elle se retire dans sa chambre pour réfléchir à ce qu'il venait de se passer, car elle n'en croyait pas ses oreilles. Sauf qu'elle n'eut jamais l'occasion de s'enfuir comme elle l'aurait voulu. Tamao l'avait entraînée dehors pour la plaquer sur le mur froid du couloir juste avant de lui mettre un coup de poing violemment au niveau de son ventre, là où les enfants devaient y grandir. La jeune femme n'avait pas prévu une telle réaction et elle n'eut aucun moyen d'éviter le choc brutale. Le souffle coupée, elle tomba à genoux pour apercevoir quelques gouttes de sang tomber sur le sol. À sentir le goût métallique dans sa bouche, elle avait compris que ce liquide rouge venait d'elle et au vu de la douleur qui lui tenaillait le ventre, c'était normal qu'elle crache du sang. Aux alentours, le monde s'activait, aux bruits qu'elle pouvait entendre, sa vue étant brouillée par des larmes de douleurs, elle soupçonna qu'il y avait une altercation. Ce n'était pas difficile de supposer qu'il s'agissait des deux hommes qui monopolisaient sa vie depuis trois longs mois. La goutte d'eau venait de faire déborder le vase ! Il fallait les séparer, arrêter toutes ses bêtises dont elle était la seule fautive ! Malheureusement, Faye n'avait pas la force à se relever et au moindre geste, une douleur violente au niveau de son utérus lui arrachait un cri. C'est grâce à l'un de ses collègues qu'elle réussit à se relever, écoutant d'une oreille lointaine la voix de Momiji hurler aux deux policiers d'arrêter de se battre. La suite était devenue floue et ce n'est que trois jours plus tard que la jeune femme se réveilla dans l'infirmerie de secours du camp. Une bosse sous les draps lui avait fait comprendre qu'elle était toujours une baleine se préparant à mettre bas dans 6 mois, ce que confirma le médecin venu voir son état. Là-bas, elle avait appris que Yamato et Tamao avait eu une mise à pied pour leur comportement inapproprié dans les locaux. Quant à elle, la japonaise fut visitée par ses supérieurs qui lui conseillèrent de prendre de la distance entre elle et les deux SRT's. Ne se faisant pas prier, elle accepta cet ordre, car c'était elle qui portait les enfants, c'était à elle de décider quoi faire ! Néanmoins, le sniper se présenta au chevet de son lit dans l'unique but d'avoir de ses nouvelles tout en lui rappelant qu'il endosserait toutes les responsabilités de père. Faye n'avait pas dit plus de quelques mots, trop attentives à chacun de ses mots, elle venait de comprendre qu'il ne s'inquiétait que de l'avenir des enfants. Normal, elle n'était rien pour lui, qu'une brioche qui s'était offerte-à-lui pour se faire fourrer. Couchée sur son lit, le regardant s'en aller, elle avait observé sa démarche. Elle s'était dit qu'il avait les épaules tellement larges que leurs enfants pourraient vivre heureux à ses côtés jusqu'à la fin de leurs jours.


Faye s'approcha du bord de l'échafaudage, à force d'avoir gardé la tête en l'air, elle avait de petites douleurs aux niveaux de sa nuque. Rien de comparable avec le déchirement que venait de subir son coeur en se remémorant ces instants difficiles. Elle pencha la tête afin d'observer le vide, des bruits de pas résonna sur le sol et elle tourna brusquement les yeux de son lit pour apercevoir Tamao au centre de l'infirmerie. Faisant comme si elle ne l'avait pas vu, elle retourna dans la préparation de ses affaires pour récupérer ses quartiers vu que le médecin la trouvait apte à vivre sans besoin constants d'attention.

« Tu vas le laisser mener ta vie ? » Ces mots, cette voix, ils étaient pire que ce coup de poings, ils étaient glacials. Elle frissonna de dégout, mais elle n'avait pas pris pas la peine de parler. « Il n'en a rien à faire de toi ! Il va assumer...oui... Il va assumer les enfants, mais toi ? Qui va s'occuper de toi ? Te protéger ? Tu vas le laisser veiller sur tes mômes à ton détriment ? »

S'en était assez ! Elle lui jeta son sac à la figure avant de se jeter sur lui pour le frapper en plein visage. Ce Kakashi était énervant à lire dans son esprit, elle ne voulait plus qu'il fouille dans sa tête ! C'était ses pensées, ses secrets à elle ! « Et tu préfères quoi ? Que je choisisse que tu me protèges au détriment de ses enfants ? »

«Ce sont les tiens... Et je m'excuse »

« Ils sont aussi à lui ! On était deux à le faire...Quant à tes excuses, crève avec...Après tu t'étonnes que ta chienne de femme a légué ta fille à sa mère ? Espèce d'incapable ! Tu croyais vraiment que j'allais finir avec toi ? Tu me fais rire....qui voudrait de toi ? Tu as osé me frapper ! Moi !»

« Tu lui... Il t'a... »

« Oui! On a couché ensemble ! Oui je suis tombée enceinte et oui, c'était le soir où tu m'as avoué tes sentiments ! À présent, je n'ai plus rien à te dire ! »

Le sac à bout de bras, Faye n'avait pas fait trois pas qu'elle s'arrêta brusquement en entendant ces quelques mots : « Tu es si désespérée que ça ? » One shot ! La bandoulière glissa de ses mains au moment où Kakashi la bouscula afin de sortir de l'infirmerie. Seule, des réponses toutes plus insultantes dans la tête, elle fixa un long moment l'entrée en imaginant ce que sa vie allait donner si elle restait ici en compagnie de Yamato. Était-elle arrogante et insensible pour briser la vie de cet homme ? Avait-elle si peur de finir seule avec deux mômes pour se laisser mener par le bout du nez ? Sa vie n'avait pas de valeur qu'elle voulait la gâcher pour deux merdeux qui poussaient en elle ? En quelques secondes, sa décision était prise, elle devait agir ! Une main sous son ventre pour l'empêcher de rebondir, elle courut afin de rattraper Tamao, or il n'était pas loin. Adossé au mur, trois sacs à ses pieds, il fixa sa coéquipière et comme toujours, il venait de comprendre. C'est de cette manière que prenait fin la carrière de Faye chez les SRT. Devenue une civile, elle suivait docilement son guide à travers la ville. Jamais plus d'une journée au même endroit, jamais non loin d'une sortie de secours ! Les règles étaient simples à suivre, seulement son état n'allait pas en s'améliorant. Deux enfants poussaient dans son corps et ils leurs faillaient de la place, beaucoup de place, son ventre étaient très vite devenu une grosse boule prête à exploser. Ce qui l'empêchaient de bien se mouvoir, de se positionner correctement pour manger ou pour dormir. Ses rêves se transforma bien vite en cauchemars et une nuit, elle se réveilla en sursaut après avoir vu Yamato exploser dans une usine pleine de zombies. Apeurée, elle avait enfreins plusieurs règles pour se retrouver dans la rue seulement vêtue d'une robe de nuit. Face au regard interrogateur de son ami, elle n'eut que d'autre choix d'expliquer pourquoi un simple songe la mettait dans cet état.

« Je n'ai plus d'amis, je me doute que ma famille soit morte. Si Yamato venait à disparaitre, mes enfants n'auront plus de père et je n'aurais vraiment plus que toi sur qui compter ! »

Le destin avait jeté ses dés maléfiques sur le plateau de son existence, car il avait fallu d'attendre une semaine et demi pour qu'un bâtiment officiel vienne à être détruit. Ce même jour, Tamao était parti avec d'autres civils afin de trouver des vivres et c'est à son retour qu'il apprît la terrible nouvelle à Faye : Yamato et d'autres SRT avait tenté de reprendre la mairie aux mains des Yakuzas et des zombies. Aucun d'eux n'avaient survécus. Les mains sur la rambarde qui séparait la plate-forme du vide, la jeune femme crispa ses mains au point que sa peau vira rapidement au blanc. Cette nouvelle avait anéanti tout espoir de revoir le sniper afin de s'excuser de s'être enfuie, de lui avoir volé ses enfants. Les larmes aux bords des yeux, Faye ne se voilà pas la face bien longtemps, elle était triste, car le seul homme avec qui elle avait couché, le seul qu'elle avait aimé la compagnie et bien plus encore... Cet homme avait disparu tragiquement. « Au moins, il est mort en faisant ce qui lui semblait juste » Tamao avait beau avoir raison, il n'en restait pas que la douleur de cette nouvelle était horrible et insoutenable. De plus, la date de son accouchement arrivait à grands pas et pour plus de sécurité, son coéquipier l'emmena dans une petite clinique clandestine tenue par une 'amie'. À partir de cet instant, la jeune femme n'a que des souvenirs embrumés de sa vie là-bas. Elle se rappelait avoir dit un au-revoir à Kakashi qui partait en expédition pour récupérer des armes et protéger un groupe de civils. Ensuite, ce fut le trou noir...Se réveillant dans une pièce crasseuse, couchée à même le sol et le ventre totalement plat. Plusieurs heures furent nécessaires pour qu'elle retrouve assez de force pour se lever. La porte était verrouillée et Faye hurla, tenta de fracasser tout sur son passage, sauf qu'elle n'avait réussi qu'à se blesser. Sans espoir, seule, elle se crut condamnée à la mort définitive au moment où des coups de feu retentir. La porte s'ouvrit ensuite et la jeune femme profita pour sauter au cou de son agresseur qui n'était autre que Tamao. La sortant d'un ancien bar, il l'emmena dans un endroit sur et calme.

« J'ai été pris en chasse par des hommes. Je n'ai pas pu revenir à temps pour t'aider. On m'a séquestré, on m'a frappé, on a tenté de me tuer, mais je me suis battu jusqu'au bout pour venir te sauver. Le médecin avait prévu de nous vendre à des marchands d'humains, c'est surement eux qui t'ont pris les petits. Malheureusement, personne n'a revu ce médecin...mais, je vais t'aider à la retrouver ! En attendant, repose toi ! »


Faye lâcha la balustrade pour se retourner vers l'autre bout de la plate-forme, là se tenait assise le médecin qui l'avait droguée et aidée à accouchée. Sortant un couteau papillon de sa poche, la jeune femme s'approcha du praticien ligoté et ballonné. Elle avait pris le temps de s'accroupir avant de lui couper sèchement une oreille, bout de peau infecte qu'elle jeta au loin sans faire attention aux hurlements étouffés de tissus. Grâce à cette petite salope de docteur, la maman avait appris que ces enfants étaient nés dans des conditions parfaites et qu'ils avaient été aussitôt emportés par des marchants d'esclave vers une famille d'accueil. À son sujet la Tanaka avait aussi été informée qu'on ne l'avait pas touchée, car elle était réservée à un homme important du trafic. Apparemment c'était tout ce dont savait cette personne. Devenue une mère sans enfants, elle réclamait vengeance et restitution de ses bébés ! Seulement, le docteur n'était plus d'aucune utilité c'est pour cela que Faye l'égorgea lentement, si lentement qu'elle pouvait entendre le glapissement du sang s'échapper de la plaie pendant que la victime étouffait tout en souffrant de douleur. Puis, elle balança d'un coup de pied le corps vers le vide. Les mains pleines de sang, elle était déjà passée à l'étape suivante : retrouvée les personnes présentent pendant l'accouchement, ces passeurs d'esclaves.

  • Note: Je m'excuse, je me suis un peu emballée dans ce perso, mais je l'avais dis que je l'aimais beaucoup ma Faye. Désolée aussi, le style est pas très bon, surtout la fin que j'ai bâclé! Bon je ne vais pas m'auto-validé même si je suis tentée, comme ça au moins, je n'aurais pas à recommencer


Dernière édition par Faye Tanaka le Dim 23 Oct - 14:34, édité 1 fois
avatar

Messages : 12
Date d'inscription : 11/10/2011
Age : 30

- Informations Personnelles -


- Fiche personnelle -
Taille: 1m57
Date RP: 1e jour
Armement: Winchester 1200 , Poing Américain et un couteau à sashimi

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Ça sent le sapin Dim 23 Oct - 14:31

Refusé!

Je m'attendais à mieux de ta part honnêtement, je suis déçu.

Spoiler:
 
Invité
Invité


- Informations Personnelles -


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Ça sent le sapin Dim 23 Oct - 14:35

Je ne m'attendais pas à une telle réaction de ta part! Jaloux!

Like a Star @ heaven Vive Tamao Like a Star @ heaven

Spoiler:
 
avatar

Messages : 12
Date d'inscription : 11/10/2011
Age : 30

- Informations Personnelles -


- Fiche personnelle -
Taille: 1m57
Date RP: 1e jour
Armement: Winchester 1200 , Poing Américain et un couteau à sashimi

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Ça sent le sapin Lun 24 Oct - 15:48

Ton personnage est plus que très intéressent, j'attend avec grande impatience tes RPs et les lirais avec la plus grande attention et curiosité.
Invité
Invité


- Informations Personnelles -


Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Ça sent le sapin

Contenu sponsorisé


- Informations Personnelles -


Revenir en haut Aller en bas

Ça sent le sapin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Nuage du Sapin ~ Mes aiguille piquent, tout comme mon caractère.
» Aurore Boréale>Nuage de Sapin>Espace d'un Instant
» Michel Sapin un gros beauf lourd et harceleur recidiviste....
» Sapin lâché en pâture, il est temps de réagir...
» GIFI un amour de caniche toy femelle de 10 ans (34)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Rise of the Dead - Rebirth :: Forum :: - Fiches personnage - :: " Fiches validées "-